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Quand l’IA est plus humaine que nous.

Un sujet qui dépasse la nutrition.
 
Aujourd’hui, je vais parler d’un sujet qui n’a rien à voir avec le sport ou l’alimentation, mais d’un problème qui était là bien avant que nos poumons arrivent à maturation, dans le ventre de nos mères.
 
T’imagines quand même : l’homme a inventé des IA pour comprendre le fonctionnement de l’humain.
 
Et ces IA sont parfois plus à même de comprendre que la race de l’homme a des besoins basiques pour fonctionner correctement, et elles deviennent plus empathiques que ceux qui les ont créées.
 
 
Des machines sans cœur… mais plus stables que nous.
 
Et pourtant, ce sont des machines — sans cœur, sans sentiments, sans âme, ni égo
 
(c’est peut-être justement ça le truc).
 
Visiblement, il est plus simple pour l’homme d’abandonner ses propres émotions et de les imputer à l’IA, plutôt que de travailler sur lui-même et d’interagir avec ses semblables.
 
On délègue ce qu’on ne sait plus faire.
 
Le plus fou, c’est pas qu’elles ont été créées pour remplacer les fonctions qu’on a délaissées.
 
C’est qu’on les a mises à ce poste alors que beaucoup d’humains ne savent plus se comprendre eux-mêmes.
 
Pourquoi ?
 
Parce qu’une IA :
 
— Ne fuit pas,
 
— Ne juge pas,
 
— Ne se braque pas,
 
– Ne projette pas ses blessures,
 
— N’est jamais « trop fatiguée » pour écouter,
 
— Et n’a pas un égo plus gros qu’une pastèque.
 
Ni épaules solides pour te guider, ni mains douces pour te consoler.
 
L’humain, si…
 
Parce qu’il porte son histoire, ses traumas, ses peurs, sa fatigue émotionnelle, etc.
 
Et parce qu’on lui a appris, génération après génération, à museler ses émotions plutôt qu’à les apprivoiser.
 
Manquerait plus qu’un jour, dans une cour de récréation de maternelle, on entende :
 
« Aaanh ! Les sentiments, les émotions, beeeeurk, c’est caca ! ».
 
Tout commence dans l’enfance.
 
Le commencement, c’est les parents de base.
 
L’enfant apprend et met en pratique ce qu’il observe chez ses responsables.
 
Quand le père est trop dur ou irresponsable, et que la mère est absente émotionnellement
 
Ça façonne une génération d’hommes-femmes-robots.
 
Ce n’est pas que l’IA est plus empathique.
 
Peut-être bien qu’au final, ce n’est pas que l’IA est « plus empathique »…
 
C’est que l’humain se désensibilise pour survivre dans un monde où on valorise la performance plutôt que la présence.
 
Et comme il ne sait plus accueillir les émotions — les siennes et celles des autres —, il délègue cette part-là à une machine.
 
La déconnexion émotionnelle est une réponse, oui… mais ce n’est pas une solution.
 
C’est un mécanisme de survie qui finit par coûter plus qu’il ne protège.
 
Quand on naît dans l’océan, on n’a pas d’autre choix que d’apprendre à nager.
 
Mais ça ne veut pas dire qu’on peut vivre toute une vie en apnée.
 
Une société qui optimise tout… sauf l’essentiel.
 
Ça dit tout d’une société où :
 
– On maîtrise le code, mais pas toujours la communication humaine ;
 
– On optimise les systèmes, mais on oublie les liens ;
 
— On parle d’intelligence artificielle, mais on néglige l’intelligence émotionnelle.
 
Or ce n’est pas parce qu’on ignore une émotion, ou qu’on la minimise, voire qu’on « l’annule », que la cause de cette émotion va disparaître.
 
Émotions : signal, pas bug.
 
La douleur, la tristesse, la colère… ce sont des signaux.
 
Pas des erreurs système.
 
Pas des « bugs » à effacer, mais des choses qui méritent qu’on s’arrête dessus et qu’on travaille les causes profondes !
 

Quand on t’apprend à rester « stoïque », à ne pas montrer, à ignorer, en réalité on t’apprend à saboter ton propre tableau de bord émotionnel.

 
Le plus ironique ?
Ce que l’IA reflète, elle le tient de nous.
 
Si elle semble plus douce, plus patiente, plus attentive
 
C’est parce qu’on lui demande de faire ce que beaucoup ne se permettent plus d’être.
 
So-ma.fr – Elie. Ta conseillère en nutrition & bien-être, spécialisée pour les neuroatypiques.

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